Psychologie en UX design ?

Une photo illustrant une paire de lunettes sur une pile de livres Source : Tubik Studio

Si la psychologie est souvent associée à des méthodes et des questionnements pour tenter de résoudre un souci mental et émotionnel, alors elle est un outil puissant dans le design UX, ou encore dans la quête à comprendre et séduire les utilisateurs. De plus en plus de professionnels ont recours aux experts en psychologie et certains designers en font leur domaine de recherche pour étudier de plus près les comportements humains vis-à-vis les productions digitales.

Une photo illustrant une paire de lunettes sur une pile de livres

Source : Tubik Studio

J’ai découvert la psychologie en design UX lors de ma courte séjour à Amsterdam. Dans le cadre du festival de design FITC, j’ai pu assister à une conférence présentée par Ekaterina Solomeina, co-fondatrice de Future London Academy : Behavioural Psychology & UX Design (que l’on peut traduire en « La psychologie comportementale & Design UX »). La conférencière a abordé l’usage et les méthodologies de la psychologie dans l’UX design. En nous montrant les différents tests de psychologie, Solomeina nous démontre qu’il existe un lien intrinsèque entre la psychologie et le design et particulièrement l’importance des détails qui peuvent influencer les utilisateurs. Voici un ensemble de notions mentionnées par Solomeina :

  • Decision making & reaction : la prise des décisions et réaction. Quand un utilisateur a trop de choix à sa disposition, il lui est plus difficile de prendre une décision. De plus, l’utilisateur risque de regretter son choix et de revenir en arrière.
  • Familiarity & clarity : la familiarité et la clarté sont deux facteurs primordiaux qui créent une illusion de la vérité.
  • Change blindness : les interruptions visuelles peuvent influencer les utilisateurs dans leur expérience d’utilisation d’un produit ou un service. Dans le cas du webdesign, les interactions de l’interface du site web peuvent changer en un seul clin d’oeil et cela peut changer la signification de l’interface ou du produit visualisé (souvent dans le cas des sites e-commerce).
  • To choose or not to choose : choisir ou ne pas choisir ? La façon dont on donne des choix aux utilisateurs peut influencer sa prise de décision.
  • Priming : donner certaines informations clés avant de tout révéler les informations principales ou le contenu.

En somme, la conférence de Solomeina était une véritable occasion de découvrir plus le design UX, un domaine de design en pleine croissance. L’usage de la psychologie en design démontre donc une approche tout à fait personnelle et analytique des concepteurs envers les utilisateurs, en mettant ces derniers au centre de ses études.

De retour à Paris, j’ai fait d’autres recherches sur la psychologie en design et parmi les articles trouvés, il y en a un qui m’a particulièrement attiré. Cet article est disponible en anglais sur Tubik Studio, voici le résumé des principes du design UX liés à la psychologie :

  • Les principes Gestalt : similarité, continuité, proximité, closure (la capicité visuelle d’apercevoir une forme complète et entière sans que cette forme ne l’est visuellement), séparation de figure.
  • Les premières impressions
  • La psychologie des couleurs
  • La reconnaissance des motifs
  • La loi de Hick (qui rejoint l’impact des choix multiples sur la prise de décision, évoquée par Solomeina)

Que vous soyez à l’aise en anglais ou que vous voulez approfondir dans cette langue internationale, je vous recommande vivement cet article écrit Alina Arhipova.

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